Non, je ne suis pas pessimiste.

Vous qui êtes prêtre, comment pouvez-vous être aussi pessimiste?
C’est une femme d’une trentaine d’années, mère de cinq enfants, qui m’interpelle ainsi. Je suis un peu surpris car depuis ma rencontre avec Marthe Robin en 1973, je n’ai jamais » rechuté  » dans le pessimisme qui, à l’époque, me pourrissait la vie insidieusement depuis près de dix ans, sans pour autant m’empêcher de me battre, dans le pénible climat  » lutte des classes  » des années soixante.

Ce qu’elle prend pour du pessimisme, c’est mon habitude d’analyser réalistement l’état de mon pays, sans complaisance aucune, je le reconnais, et de m’obstiner à ne pas voir dans le  » macronisme  » actuel une voie de salut pour ma patrie. Et même, avouons le, d’ y percevoir une manière plus habile que celle de ses prédécesseurs pour engager la France dans les chemins tortueux du mondialisme financier, amoral et idolâtre.

Mon interlocutrice est à deux doigts de m’accuser de faire au jeune Président un procès d’ intention. Je proteste avec énergie car il est tout à fait possible que celui-ci soit intimement convaincu que cette voie est la meilleure pour notre pays dans le contexte actuel. La formation qu’il a reçue à l’ENA et la carrière que cela lui a permis l’en ont certainement persuadé et tout a semblé lui sourire dans un contexte politique que beaucoup d’observateurs jugeaient  » bloqué « . Qu’il soit très ambitieux personnellement n’a rien d’un vice rédhibitoire, il faut bien l’être pour accepter une vie où l’on ne s’appartient plus.

Mais, pour celui qui aime profondément la France, qui s’obstine à croire qu’elle ne peut être grande qu’en restant fidèle à sa vocation de fille Aînée de l’Eglise, Emmanuel Macron représente un danger possible, en raison non de sa personne mais du projet qu’il incarne. Bien plus sa prestance, sa jeunesse, son aura d’homme « neuf » non issu de la classe politique précédente, en font un bon prescripteur de la nouvelle médecine.

La jeune femme est un peu embarrassée, car je ne démolis pas la personne de celui pour lequel elle a voté, je ne suspecte pas sa bonne foi et me contente d’affirmer que la voie qu’il incarne est celle d’ un clan mondialiste financier, qui voudrait imposer un projet contraire à la vocation de la France, telle qu’elle s’est affirmée depuis le baptême de Clovis, et pour le respect de laquelle le Roi Louis XVI a donné sa vie. Certes, le peuple français n’a pas vu fondre ses qualités foncières depuis 1792 et il les a montrées en plusieurs occasions où la patrie était en danger, mais pour ce qui concerne la France, sa vocation est liée à la Monarchie catholique, ébranlée au siècle des Lumières et renversée par la Révolution de 1789.

Malheureusement cette réalité historique n’est plus guère enseignée que dans quelques écoles qui résistent encore à la pensée unique, au prix de sacrifices financiers, que seule la solidarité peut ouvrir aux familles modestes. La trentenaire qui me fait face a fait sa scolarité dans des établissements de l’enseignement catholique, inutile de dire que le testament de Saint Rémi n’éveille aucun souvenir en elle, ce qui ne m’étonne pas. Bref, quand sonnera l’heure du renouveau, le travail ne manquera pas! Il faudra reprendre la formation en histoire des enseignants, concevoir de nouveaux manuels et repenser le cursus des élèves: vaste programme, comme disait le Général !

Père Yannik Bonnet

Se mobiliser dans la prière toute puissante du Rosaire

Quelle impression gardez-vous de votre récent périple?

La première impression n’est qu’une confirmation de l’état actuel de la France. Il y a une véritable faille, qui sépare une minorité toujours plus consciente de la fragilité économique, politique et sociale de la France, de la majorité anesthésiée par les media et qui préfère se boucher les yeux pour ne pas prendre conscience de la réalité.

La minorité connait les causes de ladite fragilité, une éducation déficiente qui n’ a pas doté notre jeunesse d’ une structuration spirituelle, morale et culturelle à la hauteur des défis contemporains. Mais quand elle en parle , elle ne peut même pas capter l’attention du grand nombre qui préfère se pelotonner dans son matérialisme paisible. Consciente de cette impossibilité de réveiller les endormis, elle se prépare à tenir le choc, sachant que les difficultés sont devant nous.

Les catholiques convaincus et pratiquants font partie de ce petit reste et j’ en ai rencontré tout au long de mon périple: la tonalité majoritaire des propos que j’ai perçus est celle d’ une inquiétude diffuse. De retour à Carnac depuis quelques jours, je perçois les mêmes sourdes appréhensions, notamment chez les anciens pourvus d’enfants, petits enfants, neveux et nièces. Ce matin même, une paroissienne m’a confié qu’elle  » tendait le dos « , convaincue que le monde et particulièrement notre patrie sont à la veille d’événements graves.

La prière du chapelet, et même du rosaire, est en hausse chez ce petit reste, ainsi que l’adoration, ce qui témoigne que l’ Espérance reste vivace quand bien même la lucidité de l’analyse fait percevoir les dangers qui menacent la France. Reste que la classe politique n’est pas à la hauteur de la situation et qu’elle semble mésestimer gravement le péril que représente un Islamisme conquérant et décidé à en faire la démonstration. Dieu veuille que le prix à payer de ce manque de vigilance ne soit pas trop élevé et, compte tenu de ma nombreuse descendance, je prie quotidiennement le rosaire à cette intention. Je sais très bien que notre patrie est la Fille aînée de l’Eglise, bien aimée par Jésus et Marie, ce qui limitera la correction qu’ elle mérite! Mais je souhaite qu’elle ne tire pas trop sur la  » ficelle « : il ne faut jamais se moquer de Dieu.
Je dois dire que mon récent périple m’a montré que notre petit reste est très conscient de la situation, très fervent dans la prière, l’adoration, assidu à la Messe en semaine ( souvent quotidienne ): pour lui les messages répétés de la Très Sainte Vierge en France et dans le monde n’ont pas été vains.

Par ailleurs, ceux qui sont allés à Fatima ont été frappés par la densité de la foule qui s’y pressait, par la ferveur des pèlerins, le climat d’Espérance qui régnait. Les croyants savent que les avertissements du Ciel ne sont pas faits pour inquiéter mais pour stimuler la prière et l’esprit de pénitence. Certes, l’Adversaire fait le maximum pour en détourner les humains mais, face à la Puissance de Marie, il est toujours perdant.

En ce qui concerne la France, toute son histoire nous enseigne que, face aux dangers, elle se réveille toujours. Pour hâter ce réveil, je vous demande, chers lecteurs, de mobiliser vos amis pour que nous soyons toujours plus nombreux à prier ce Rosaire, qui, à Lépante entre autres, a montré sa puissance miraculeuse.

Père Yannik Bonnet

On recherche de grands serviteurs du Bien Commun

Qu’est ce qui manque le plus à la France pour se relever ?

Je comprends d’ autant plus cette question d’ un ami que je me la pose moi-même. Et, depuis un demi siècle, se sont accumulées tant de déficiences qui affaiblissent notre patrie, que les classer n’ est pas évident. Je finis par lui répondre qu’il me semble normal de chercher la réponse en prenant en compte, avec une grande sollicitude, les besoins de notre jeunesse.
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Que faire, après … la Bérézina ?


A cette question, connaissant la prédilection divine pour la Fille aînée de l’Eglise, j’ai répondu : nous pouvons être sûrs que, si Dieu a permis l’élection au sommet de l’Etat d’un serviteur du mondialisme financier athée (voire luciférien), ce ne peut être, pour notre pays, qu’en vue de tirer du mal actuel un bien à venir supérieur.

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Le pire n’est pas si sûr

Le pire n'est pas si sûr. Père Y. Bonnet

La fracture entre lucides et aveugles continue-t-elle à s’agrandir?

C’est en tout cas l’impression que m’a laissée mon récent périple dans l’hexagone, une boucle de deux mille cinq cents kilomètres seulement, au volant de ma petite voiture, avec arrêts dans les stations services, écoute et observation, et quatre conférences suivies de débats, sur des thèmes différents et devant des publics très variés. Depuis trente ans, j’ ai beaucoup circulé dans ma chère patrie, sans m’en lasser car j’aime le contact avec les personnes. J’ essaie de comprendre leurs préoccupations et en sociologue amateur, je tâche d’ analyser les  » tendances lourdes  » qui pèsent sur elles.
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Où en sommes-nous de l’évolution de la France? Père Y. Bonnet

Quelles réflexions vous inspire l’évolution de notre société ?

J’aime beaucoup que ce genre de question me soit posée par un petit groupe de jeunes gens, âgés de moins de trente ans, appartenant à la petite minorité profondément catholique, qui prie, adore, fréquente les sacrements, se forme et agit, autant que faire se peut. Ils appartiennent à ce « petit reste » voulu et soutenu par notre Dieu pour maintenir notre espérance.

Et je suis frappé par la facilité de nos échanges, fructueux en dépit de la différence d’âge. Peut être parce que ma génération a été, elle aussi, confrontée à un combat difficile, quand régnait dans notre clergé cette « connivence » avec le marxisme, selon la formule employée par Mgr Decourtray près de trente ans plus tard. J’explique à ces jeunes que j’ ai assisté au virage « gauchiste »de mai 68 et rapidement compris que la nouvelle idéologie était encore plus dangereuse pour les esprits que l’idéologie communiste. Tout d’abord elle s’installait dans un contexte économique de croissance et de consommation, ce qui favorisait le matérialisme pratique et l’individualisme. Et elle menait, avec le concours empressé de la sphère médiatique, un travail de destruction de l’ordre naturel, avec comme cibles privilégiées, le père, le mariage, la famille, la vie elle-même, annonçant le triptyque de base : contraception, avortement, euthanasie.

La classe politique, majoritairement habitée par le désir de la réélection, a largement participé à cette décadence morale et culturelle, et le clergé, pour des raisons diverses, n’ a ni mobilisé ni soutenu les laïcs décidés à résister, comme il aurait dû le faire. Le résultat est là : une déchristianisation profonde, une banalisation du concubinage, de l’avortement, du divorce et de l’homosexualité, des addictions de toutes sortes qui provoquent de nombreux drames familiaux et sociaux.

Chers Jeunes, vous me demandez : « Où en sommes-nous, de cette évolution? « A mon avis, notre chère patrie est dans un triste état, désunion profonde des citoyens, appauvrissement des projets de vie, résignation triste face aux difficultés. Pourtant, je parcours suffisamment le pays pour savoir qu’il y a partout des personnes de qualité, des prêtres qui font un travail pastoral admirable et fécond, des conversions étonnantes et édifiantes, ici et là, des signes de renouveau spirituel.

Mais je pense néanmoins qu’il faudra un électro choc pour déclencher cette remontée que Marthe Robin m’a annoncée. Le questionnement du petit groupe rebondit immédiatement : » Est-ce l’Islam qui va jouer ce rôle de déclencheur ? » Je leur réponds que je viens de prendre connaissance d’une étude sociologique faite sur les Musulmans vivant en France. D’après cette étude, une petite moitié de la population d’origine musulmane veut continuer à s’installer sans heurt dans notre société et vivre à la française. L’autre moitié souhaite l’islamisation de notre pays, pacifiquement pour les uns, violemment pour les autres. La jeunesse est davantage représentée dans le camp de la violence et elle fait souvent ses premières armes dans la petite et grande délinquance. Les partisans du djihad savent que les attentats ne déstabiliseront pas le pays. Ont-ils les moyen de lancer une offensive de grande envergure, style guérilla urbaine multipolaire? De la réponse à cette question dépend la réponse à la vôtre.

Père Y. Bonnet

Pourquoi leurs efforts sont-ils dérisoires?

Pourquoi leurs efforts sont-ils dérisoires?
Pourquoi leurs efforts sont-ils dérisoires ?
Les efforts auxquels je fais allusion  sont ceux de nos gouvernants actuels. Les pauvres, d’une certaine façon, ils me font pitié ! On dirait qu’ils se forcent à croire qu’ils vont arriver à anéantir ce qui fait de la France, une patrie exceptionnelle, la fille aînée de l’Eglise. Malheureuse petite Najat, dont les efforts pour tuer notre culture sont pathétiques tant ils sont frappés d’une impuissance, qui se révèle face au renouveau intellectuel et religieux actuel. Sans compter une nouvelle résistance, qui ne relève nullement de la Foi catholique mais tout simplement d’une raison en bonne santé. Ce constat rassurant, je le fais, parce qu’après neuf mois épuisants pour un octogénaire, je prends un bon repos tout en accueillant mes descendants. Et je retrouve plus de temps pour lire et écouter. Or il ne manque pas d’écrits ni de propos  d’exceptionnelle qualité  qui confortent, éclairent et stimulent les énergies de nos contemporains.

Mais la masse, me dit-on, préfère s’enliser dans la contreculture luciférienne. A cela, je réponds que le Christ a changé le monde en évangélisant pendant moins de quatre ans, s’efforçant de former douze apôtres  qui allaient s’avérer, traître pour l’un d’entre eux, renégat pour leur chef reconnu et désigné comme tel, trouillards pour les trois quarts et, heureuse exception pour un seul, présent au pied de la Croix !

Les raisons d’espérer ne manquent pas : des conversions de musulmans et d’incroyants qui se multiplient, l’irritation croissante d’honnêtes et tranquilles citoyens qui ne supportent ni les mensonges des gouvernants ni l’incapacité notoire de la classe politique, le rejet clairement manifesté de l’islamisation du pays, la création permanente de nouvelles écoles hors contrat malgré les difficultés économiques, et cette efflorescence culturelle chrétienne qui s’affirme comme une force puissante et incontrôlable. Que cela ne puisse conduire à un changement radical, dans le cadre des institutions de la cinquième république, c’est une évidence. La république est moribonde , personne ne la sauvera, Dieu merci ! Marie la patronne principale de la France a d’autres moyens, régulièrement Elle nous invite à la conversion, répétant inlassablement que nous devons l’appuyer par le chapelet, le Rosaire, la fidélité aux sacrements, le jeûne et la pénitence.

Ce qui gêne notre perception du renouveau en marche, c’est le spectacle d’une société qui n’en finit pas de mourir face à une société nouvelle, où les jeunes femmes affirment leur joie d’être mamans … sans modération ! Quant aux cris de douleur de celles  qui découvrent à la suite d’un avortement  qu’on les a trompées, qu’elles en souffrent profondément, qu’elles regrettent, qu’elles ont besoin d’être soutenues et pas par un dérisoire  » soutien  » psychologique mais par l’amour du Christ, de Marie et des chrétiens, il est devenu impossible de les étouffer. Internet regorge de pourriture, c’est vrai, mais il est devenu un puissant moyen d’aller à contrecourant de ladite pourriture. Tout en étant réalistes, nous n’avons pas le doit d’étaler un pessimisme débilitant  qui donne une fausse bonne conscience à ceux qui ne veulent surtout pas se mouiller ni se fatiguer.

Tout compte fait, je pense que le Seigneur va me permettre de  » récupérer  » , pour que j’aie encore la force de me bouger pour l’année qui vient ! Je compte vivement sur les prières de nos lecteurs, car, on me l’avait bien dit, après 80 ans les années comptent double, et je le sens sur ma bicyclette : je vais moins loin et.. moins vite !

Père Y. Bonnet

Comment ont-ils pu découvrir que l’on était en guerre ?

 

Comment ont-ils pu découvrir que l'on était en guerre ?
Comment ont-ils pu découvrir que l’on était en guerre ?
Admirons la lucidité de nos dirigeants politiques. Cela fait quelques années que nos troupes participent à des  » opérations extérieures « , certaines liées au plan mondialiste concocté aux USA de reconfiguration du monde nord africain et moyen oriental, certaines liées à nos liens avec nos anciennes colonies d’ Afrique. Les unes et les autres rencontraient une opposition armée de troupes se présentant comme des fidèles musulmans. Cette dénomination était niée par nos dirigeants, athées et donc incompétents en matière religieuse, ainsi que par des musulmans vivant en France  qui affirmaient que l’Islam est une religion de paix et que les violents djihadistes n’en représentent qu’une déviance perverse.Quoi qu’il en soit de cette distinction, il est clair que la France était depuis des années en guerre contre les djihadistes, que ceux ci s’étaient dotés d’une base en Irak, qu’ils étaient implantés ici et là en Afrique, qu’ils disposaient de ressources financières importantes, qu’ils recrutaient des combattants dans notre pays, aidés par des imams locaux et sécurisés par l’existence de centaines de  » zones de non-droit « . Ce qu’avaient compris beaucoup de nos compatriotes, nos dirigeants politiques viennent de le comprendre et ils l’ont dit fermement !

Je ne suis pas sûr que cette tardive lucidité ait beaucoup rassuré lesdits compatriotes : les sondages semblent indiquer que le Front National a, lui aussi, recruté de nouveaux électeurs ! En tout cas , pour un pays réellement en guerre depuis des années, nous avons vu diminuer sans cesse les moyens nécessaires à la sécurité intérieure et extérieure des Français, partie essentielle du rôle régalien de l’Etat et cela ne se reconstituera pas facilement compte tenu de la situation désastreuse de nos finances.
Il serait injuste de fustiger l’incompétence des dirigeants actuels, même si elle est bien réelle, en oubliant que la démagogie galopante a commencé avec la disparition prématurée de Georges Pompidou . Raymond Barre a été le dernier premier ministre à remettre le budget en équilibre et depuis lors la France a dépensé un argent qu’elle n’avait pas. Il était inéluctable qu’un jour le pays n’aurait plus les moyens d’affronter une guerre qui lui serait imposée. Nous y sommes, les ennemis le savent, la cinquième république est moribonde et le pire, question terrorisme, est à venir.

Reste que la France, n’en déplaise au mondialisme financier luciférien et à ses complices locaux, est toujours la Fille aînée de l’Eglise, que sa patronne est rien moins que la Mère de Dieu , et que son passé plaide pour son renouveau : au temps de Jeanne d’Arc , cela n’allait pas fort et le petit roi de Bourges ne pesait pas lourd face aux Anglais. La France actuelle va continuer à dégringoler, je serai prêt à parier que l’élection présidentielle de 2017 n’aura pas lieu comme le prévoit la Constitution. La douloureuse purification charnelle a commencé, la purification économique se profile, le rêve insensé du métissage culturel s’évanouit, le communautarisme s’installe dans les cours de récréation et la fracture au sein du corps professoral de l’Education nationale est consommée. Mais , comme disait un de mes patrons de l’industrie chimique : » Heureusement il y a la Sainte Vierge !  » .

Père Yannik Bonnet

 

Comment ont-ils pu découvrir que l'on était en guerre ?